Cheveux crépus, arrêtons le massacre !

Black beauty, 2ème partie

 

Chapitre 2

 

Black’n’tan, 1900/1920

 

Au début du 20ème siècle, « les critères esthétiques relatifs à la beauté des femmes noires commencèrent à se mettre en place. » Ce fut le fruit du travail des Blancs mais aussi de
certains Noirs.

 

On peut parler d’une forme de reniement de certains traits physiques, un reniement qui donne la possibilité d’être assimilé, d’assimiler les valeurs du pays (les Etats Unis). Cela n’était pas vu comme quelque chose de négatif. Cela paraissait normal, permettant aux Noirs d’être « considérés comme des êtres à part entière. » car le Noir était tourné en ridicule.

 

En 1890, apparaissent les premiers cosmétiques réservés aux Noirs. Ils correspondent aux canons de beauté blancs. Ce sont, par exemple, des crèmes décolorantes aux noms sans équivoque : Plus jamais noir, Crème miracle décolorante, Pour une peau d’une blancheur coco…

 

Il faut noter que les femmes blanches avaient l’habitude depuis 2000 ans de se blanchir la peau, la blancheur de la peau étant un critère de beauté et le signe d’un milieu social élevé.

 

Les artistes noirs portent souvent des perruques.

 

C’est à cette époque que Mme C.J. Walker, la première femme d'affaires noire de l'histoire des Etats-Unis,

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Madam_C.J._Walker  met sur le marché son fer à défriser. Elle vend également des produits éclaircissants. Avoir la peau claire et des cheveux raides sont considérés comme les seuls moyens d’intégration et elle va créer un véritable empire commercial sur cette constatation. Cette femme était aussi une philanthrope et a œuvré pour sa communauté.

 

Durant cette période, la technologie de la perruque évolue.

 

En réaction à cela, Marcus Garvey

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcus_Garvey et W.E.B Dubois

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/W._E._B._Du_Bois, tous deux militants pour les droits civiques des Noirs, défendent l’identité ethnique.

 

Alors que les Noirs se font défriser les cheveux, les Blancs se les font friser.

 

Durant cette période, le premier mannequin noir Sud Africain, Maurice Hunter, est rémunéré 25 dollars par contrat. Sur les photos, il incarne des métiers réservés aux Noirs.

 

Dans le cinéma, il n’y a pas de Noirs mais des Blancs grimés en noir, exagérant les traits négroïdes et les ridiculisant.

 

Dans la publicité, on trouve des sortes de personnages « asexués », ce sont  des femmes noires de forte corpulence, les mammy qui vantent des produits de consommation courante, personnages semblables à ceux que l'on retrouve dans le film "Autant en emporte le vent".

 

 

 

La suite ? C'est par ici : http://www.crepuesanscontraintes.com/blog/lire-article-357368-8829500-black_beauty__3eme_partie.html

 

 

 

 

 

Si cet article vous a plu, vous êtes libre de le partager.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crépue sans contraintes en version PDF
Prix : 3.99 €

 

 

 

 

 

 

 

disponible en version numérique sur FNAC.COM

disponible en version papier noir et blanc sur AMAZON et sur lulu.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



08/03/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 153 autres membres