Cheveux crépus, arrêtons le massacre !

Black beauty, 4ème partie

 

Chapitre 4

 

Black Venus, années 50, 1940/1960

 

 

C’est l’époque des vamps dans le cinéma américain. Les femmes de couleur entrant dans cette catégorie sont, par exemple, Dorothy Dandridge et Joyce Bryant.

 

Dorothy Dandridge

 

Les hommes ne sont pas en reste et beaucoup atteignent un statut de sex symbol : Little Richard, Chuck Berry, Harry Bellafonte…

 

Little Richard

 

Une politique de non-discrimination est mise en place aux Etats-Unis. En 1955, des mesures anti-ségrégation sont prises. Grâce à des personnes comme Rosa Parks, qui refusa de céder sa place à un Blanc dans le bus, démarre le civil rights movement.

 


 

Cependant, la tendance reste de toujours tenter de se faire passer pour blanc, lorsque c’est possible. Le corps est alors modelé pour correspondre à cette tendance. Apparaissent les premiers maquillages fabriqués pour les peaux noires. Le business des crèmes décolorantes devient de plus en plus florissant et le marché de « l’esthétique » explose.

 

Les femmes comme les hommes utilisent des perruques pour pouvoir arborer des cheveux raides, ou plus radicalement, se raidissent les cheveux. C’est la norme dans le monde du spectacle.

 

Le blond est à l’honneur et certaines femmes noires n’hésitent pas à porter des perruques blondes ou à se décolorer les cheveux.

 

Pour les hommes, de 1940 à 1970, le style conk est la norme. On trouve même le superconk arboré par Chuck Berry et Little Richard.

 

Quelques uns résistent à cette pression : les acteurs Sydney Poitiers, Harry Bellafonte et Bill Cosby, le musicien Lionel Hampton…

 


 

En 1945, naît Ebony, le premier magazine black. Cependant, il contient des publicités pour des produits éclaircissants et des défrisants.

 

En 1946, la première agence de mannequins noirs ouvre ses portes aux Etats-Unis. Les femmes claires ont toujours la côte surtout si elles ont les traits fins et les cheveux raides. Helen Williams sera le premier mannequin noir à peau foncé à réussir à percer.

 

A la télévision, les choses n’évoluent pas : les Noirs sont cantonnés à des rôles secondaires de domestiques. Il y règne une certaine peur de « l’érotisme noir ».

 

Le style nubien devient peu à peu à la mode. Des hommes se rasent la tête et se présentent sans artifices.

 

En 1957, est réalisé le premier film mettant en scène une Blanche et un Noir ayant une relation amoureuse, « Island in the sun ». Les deux acteurs sont Harry Bellafonte et Joan Fontaine. http://levidamedechartres.over-blog.com/5-categorie-10834221.html
(une fois que vous êtes sur le site, faites défiler pour lire une critique très intéressante du film).

 

L’homme noir est mieux « accepté » que la femme « métisse (qui est) considérée comme l’équivalent « blond » de la race noire ». Elle a une image particulière de séductrice au cinéma et un statut d’objet sexuel. Dorothy Dandridge souffrira d’être enfermée dans ce carcan au point de se suicider à 42 ans. Une de ces citations : « Si j’étais blanche, je pourrais capturer le monde. » http://vargen57.unblog.fr/dandridge-dorothy-1922-1965/

 

 

 

 

 

La suite ? C'est par ici http://www.crepuesanscontraintes.com/blog/lire-article-357368-8927825-black_beauty__5eme_partie.html

 

 

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12/03/2012
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