Cheveux crépus, arrêtons le massacre !

Black beauty, partie 1

 

Black beauty, partie 1

 

Black beauty, Ben Arogundade,
éditions du Collectionneur, 2001

 

Ce livre est à classer dans la catégorie « Beaux livres », il contient de magnifiques photos.

 

La première est une photo de Joséphine Baker, la dernière est un détail du tombeau de Toutankhamon, une femme arborant une coiffure tressée.

 

La photo de couverture est un portrait en gros plan de Grace Jones, en noir et blanc.

 

En 1998, alors qu’il assistait en tant que journaliste à un défilé de mode, Ben Arogundade est pris pour modèle, et démarre par hasard une carrière de mannequin. Il prend peu à peu conscience que « les mannequins de couleur évoluaient dans un espace esthétique différent de celui des mannequins blancs : beaucoup plus bas dans la hiérarchie (…) »

 

Est-ce que la situation a beaucoup évolué depuis 2001 ?

 

Il considère que la beauté est une forme de combat car elle à voir avec « les droits de l’homme et le respect humain ». Selon lui, ce serait un oublié de la réflexion sur la condition des Noirs.

 

Cet ouvrage traite des personnalités noires en Occident, de leur perception sur plusieurs siècles. C’est également un hommage à ces personnalités.

 

Chapitre 1

 

Black is not beautiful.

 

Ce chapitre démarre en 1810 avec l’histoire de Saartje Baarman, la Vénus Noire. Pourvue d’un derrière et d’un sexe disproportionnés, « elle fut considérée comme l’archétype de la morphologie féminine africaine ». Elle fut montrée telle une curiosité à travers les foires. Et, à sa mort, son corps sera disséqué, exposé au Musée de l’Homme, à Paris, et ne sera rendu à l’Afrique du Sud qu’en 2002.

 

La couleur noire est vraiment associée à du négatif en Occident depuis les premiers écrits des théologiens chrétiens.

 

Entre le 12ème et le 15ème siècle, cette image devient plus positive.

 

A partir du 15ème siècle, la malédiction de Chaam, fils de Noé, fut associée aux Noirs et fut un justificatif religieux de l’esclavage.

 

Les Noirs furent présents dans certaines cours européennes et entretinrent même des liaisons avec les Rois et les Reines. Exemples : Nabo, avec la fille de Louis XIV ; Marie-Thérèse d’Espagne ; Jean d’Eppes, petit fils de Guillaume II ; Alessandro de Medicis...

 

Les esclaves clairs ont plus de valeur que les esclaves noirs. La peau claire est un passeport pour une vie meilleure.

 

Aux 18ème et 19ème siècles, un lien est établi entre la couleur noire, les instincts criminels, la déviance et l’animalité.

 

Le mythe du phallus noir énorme est aussi très présent. Les plus anciennes références à ce stéréotype sexuel remontent au 18ème siècle.

 

Aux Etats-Unis, les acteurs blancs se grimaient en Noirs pour mieux s’en moquer. C’est ce que l’on appelait les Ministrels shows. Vers 1860, des Noirs y participent.

 

Vers 1850, apparaissent les premiers mannequins noirs. Ils ont souvent le rôle de domestiques, d’amuseurs ou « d’éléments du décor ».

 

Les premières revues noires apparaissent vers 1890. Seules des filles à peau claire et ayant des traits européens sont admises à y participer. Elles subissaient des pressions pour atténuer leurs caractéristiques négroïdes. Apparaissent les premières perruques en crin de cheval.

 

La suite ? C'est par ici : http://www.crepuesanscontraintes.com/blog/lire-article-357368-8798344-black_beauty__2eme_partie.html

 

 

 

 

 

 

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03/03/2012
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