Cheveux crépus, arrêtons le massacre !

Côte d'Ivoire : Des filles se prostituent pour des mèches brésiliennes

Bonjour, je vous invite à lire cet article que j'ai trouvé sur le site abidjantv.net

 

Côte d’Ivoire Des filles se prostituent pour des mèches brésiliennes

Affaire de mèches brésiliennes : Des ivoiriennes se livrent à la prostitution

Affaire de mèches brésiliennes : Des ivoiriennes se livrent à la prostitution

La plupart des jeunes filles et dames en Côte d’Ivoire, portent aujourd’hui des cheveux artificiels couramment appelés tissages ou perruques. Cela est dû, selon certains spécialistes,  au fait que les cheveux noirs des Africaines  sont crépus et difficiles à coiffer,  surtout lorsqu’on doit rapidement se préparer pour l’école,  le travail ou une sortie. 

 

Autrefois, les mèches utilisées étaient artificielles avec des fibres synthétiques. Mais depuis quelques années, les Africaines et encore plus les ivoiriennes optent pour   les cheveux naturels, venus d’Inde, du Brésil et de plusieurs autres pays. La plupart des cheveux exportés du Brésil viennent directement de  l’Inde. Les compagnies brésiliennes se chargent de préparer les mèches, les conditionner en utilisant différents produits chimiques afin de rendre les cheveux plus souples et de changer la texture d’origine de ces mèches indiennes, afin qu’elles s’assimilent plus aux cheveux européens.

 

D’où proviennent ces mèches ?

 

Ce sont de vrais cheveux humains à 100 %, provenant en général de l’Inde.  Le terme ”mèches brésiliennes” n’est qu’un terme commercial. En effet, les brésiliennes ne donnent pas leurs cheveux. Les cheveux indiens ont un diamètre et un aspect idéal, ce qui leur confère une caractéristique importante : Ils s’intègrent parfaitement aux chevelures européennes et africaines.  Ils sont récoltés dans les temples hindoues de Tirumala à Tirupathi car souvent, les indiens donnent leur cheveux en offrande à leur dieu. C’est une façon pour eux de remercier ce dernier. Chaque jour, lors des pèlerinages, ce sont plusieurs centaines de coiffeurs pour des dizaines de milliers de pèlerins venant se faire raser la tête. Depuis une centaine d’années, les cheveux sont récoltés puis envoyés dans le monde entier pour confectionner des perruques naturelles et aujourd’hui pour les extensions et les tissages.

 

Actuellement en Europe, on n’entend plus parlé que des mèches humaines qui ont gagné en popularité dans l’industrie des extensions, perruques et autres tissages. Ce sont des mèches provenant du Brésil, même si en Côte d’Ivoire, on trouve des peruviennes, des mongoliennes, des russes, des cambodgiennes, des malaisiennes…”Moi je préfère les tissages  avec les cheveux  brésiliens ou indiens  parce qu’ils ont l’air de vrais cheveux et durent plus longtemps. Même après plusieurs  mois et voire même années, la mèche est toujours souple et on la porte aisément”nous confie Fatou Bluetooth, tenancière de maquis à la Riviéra-Palmeraie. Comme elle, nombreuses sont les jeunes filles ou femmes qui ne jurent que par ces mèches dont les prix sont pourtant exorbitants. Elle se vendent entre 50.000 et 200.000f l’unité. Or, pour faire une belle coiffure, il faut souvent deux ou trois paquets. Cette situation poussent certaines filles qui veulent coute que coute les porter à se priver de repas et même de plaisir pour  ces mèches quand d’autres n’hésitent pas à multiplier les relations sentimentales rémunérées.

 

Presque de la prostitution

 

E. N.  est un vendeur de mèches et tissages  très connu au marché de Belleville à Treichville. Pour lui, depuis  l’apparition des mèches et tissages brésiliens sur le marché ivoirien,  c’est devenu le nouveau signe extérieur de richesse des jeunes filles car dit -il, il  faut avoir suffisamment d’argent et avoir déjà résolu un certain nombre de problèmes pour dépenser jusqu’à 400 mille francs CFA pour porter un tel accessoire. Sans compter qu’il faut des frais supplémentaires pour la pose et l’entretien. Car ce sont des mèches très délicates et il faut en prendre bien soin. Il confie que la plupart des filles avancent de l’argent et viennent payer en plusieurs tranches. “J’entends souvent les filles causer entre elles lorsqu’elles sont dans mon magasin. Il y a des filles de familles riches qui reçoivent de l’argent de leurs parents pour acheter ces mèches. Mais il y a aussi des filles qui vont presque jusqu’à se prostituer pour avoir cet argent. Juste pour être à la mode aussi“, confie  E. N. Yasmine, employé dans un complexe hotelier sis en Zone 4 ne dit pas le contraire.

 

Elle déclare que plusieurs de ses amies et collègues  ont accepté de coucher avec des hommes fortunés, juste pour s’offrir ces mèches humaines sans lesquelles, elles se sentent inférieures et pas à la mode. ‘‘Elles sont prêtes à tout pour s’acheter des mèches indiennes. C’est devenu une manière de démontrer qu’on est à la mode. Et elles s’en vantent même souvent d’en avoir sous plusieurs formes” confie-t-elle. Et ce phénomène n’est pas innérent à la Côte d’Ivoire. Toutes les capitales africaines vivent pratiquement cela depuis quelques années. A  cet effet, Vincent Ayina, psychologue dans un collège de Yaoundé explique que le fait d’être prêt à tout pour paraître ce qu’on n’est pas est en fait un trouble de la personnalité qui passe malheureusement très souvent inaperçu, car la ligne de démarcation entre le trouble de la personnalité et l’ambition ou le désir de satisfaire une passion est très mince. Les ivoiriennes sont donc devenues tellement accro à ces mèches humaines qu’elles sont prêtes à se livrer à toutes les pratiques, même humiliantes, juste pour se les procurer.

 

Solange Aralamon

 

 

Source: Star Magazine
 

 

 

 

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28/10/2014
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