Cheveux crépus, arrêtons le massacre !

« La mode, je m’en fous ! »

03 septembre 2013. Ce matin, j’ai emmené mon fils à l’école. Il a cinq ans, c’est la rentrée. Il a bien voulu mettre le bermuda que je lui ai sorti de l’armoire ainsi que le tee-shirt. En revanche, il a choisi lui-même sa paire de chaussettes qui, selon moi, n’allait pas avec le reste. J’ai cherché à lui faire comprendre ce qu’était l’harmonisation des couleurs. Peine perdue. Dans un sursaut de lucidité, j’ai laissé tomber et lui ai dit de reprendre ses chaussettes bleues qu’il a bien fait remonter sur ses mollets avant d’enfiler ses baskets. Il s’aime et se trouve beau comme ça. Que demander de plus ? Et finalement, je dois avouer que ses chaussettes hautes se mariaient très bien avec sa veste en jean et son petit air coquin.

 

Je me souviens, il y a quelques années de cela, un vendeur de vêtements pour hommes avait choisi ce slogan pour vendre sa marque, Célio, pour ne pas la citer (lol). « La mode, je m’en fous ! » Pour moi, cela signifiait que les hommes qui achetaient les vêtements de cette marque étaient au-dessus de la masse d’une manière originale. Certes, ils se préoccupaient de leur apparence mais sans exagération, avec une certaine désinvolture. Ces vêtements étaient confortables, élégants, intemporels, inusables et demeuraient beaux indépendamment du temps qui passe. Illusion, bien sûr, effet marketing. Et pourtant…

 

« La mode, je m’en fous ! » C’est un slogan qui pourrait, je pense, s’appliquer non seulement à mon petit bonhomme de cinq ans mais au port des cheveux crépus naturels.

 

 

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais souvent, lorsque les hommes commencent à perdre leurs cheveux, ils optent pour la tonte, le rasage de leur crâne, c’est radical et ça leur simplifie la vie. On ne voit plus ou peu leur tonsure et ils n’ont plus à se préoccuper de leur chevelure sauf pour aller faire un tour chez le coiffeur ou se donner un coup de rasoir maison. Une façon radicale de dire « La mode, je m’en fous ! », non ?

 

Mais où veut-elle en venir ? me direz-vous.

 

Entre les chaussettes hautes, « la mode, je m’en fous ! » et les hommes qui se rasent le crâne, à quoi donc essaie-t-elle d’arriver ?

 

Eh bien… j’y arrive : « La mode, je m’en fous ! », c’est ce que je me dis en regardant mes cheveux crépus et les coiffures que je leur fais adopter.

 

L’afro renverrait systématiquement aux années soixante-dix et aux revendications des Noirs Américains. Donc, si vous portez un afro, vous faites un retour à la mode des années soixante-dix. En théorie. Dans les faits, ça n’a pas vraiment de sens. Vous portez bel et bien un afro du vingt et unième siècle et c’est très bien comme ça.

 

La mode, les cheveux crépus l’inventent, la réinventent tous les jours comme mon fils s’est inventé un look, ce matin. Avec l’essor du naturel, de nouvelles coiffures vont apparaître mais les anciennes vont rester. Tant qu’il y aura des cheveux crépus, on se fera des afros, des nattes, des tresses, des vanilles, des twist out, des locks et compagnie, on les cachera sous des foulards élégamment attachés, on les rehaussera de bandeaux de tissus, de serre-tête, de barrettes et autres accessoires.

 

Donc, si quelqu’un avec ses cheveux défrisés coupés au carré tendance ou sa perruque à la Beyonce vous fait remarquer qu’avec vos cheveux crépus naturels, vous ne pouvez pas suivre la mode, vous pouvez lui répondre :

 

 «  La mode, je m’en fous, la mode, c’est moi qui l’invente chaque jour. »


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06/09/2013
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